Bye Bye Boss

Le site qui vous aide à devenir financièrement indépendant

Qu’est-ce que la diversification ?

La diversification, c’est un peu comme les nems. Tout le monde voit ce que c’est, mais personne ne sait ce qu’il y a dedans.

Pléthore de YouTubers ou de sites disent sans cesse « […] et surtout, diversifiez !« , mais aucun à notre connaissance ne l’a expliquée.

Alors, nous, on s’y colle. Parce que chez Triple B, ce qui nous importe c’est que votre avis soit éclairé, que l’on définit systématiquement les notions que l’on utilise et que l’on a un peu de jus de cervelle pour le faire.

Et on vous rassure : c’est pas compliqué. À vrai dire, c’est du bon sens. Allez c’est parti.


Définition

Alors, pour commencer, on s’est demandé ce que le dictionnaire avait à nous dire à ce sujet :

« Diversifier (verbe transitif) : Faire prendre à quelque chose des caractères, des aspects divers ; varier. »

Larousse (source)

Alors ça, ça ne nous éclaire pas beaucoup, si ce n’est de nous rappeler que l’on ne sait plus ce qu’est un « verbe transitif ». Et qu’un synonyme est donc « varier ».

Mais la « diversification » a une dimension supérieure.

En effet, varier est plus un constat, là où la diversification est contextuelle et est une méthode pour atteindre un objectif.

Exemple : Vous pouvez varier les variétés de pommes que vous allez acheter. Vous allez probablement avoir diverses couleurs de pommes. Toutefois, il est fort probable que vous ne diversifiez pas leurs apports vitaminiques pour autant.

Il faut donc adapter cette notion au domaine du risque.

Concept général

En réalité, la diversification peut prendre plusieurs formes. C’est naturellement avec l’angle de l’investissement que nous allons l’aborder.

Du point de vue financier, la diversification permet de diminuer le risque global d’un portefeuille. Elle est la résultante d’une méthode de sélection des actifs (ou risques) visant à varier leur nature.

Bye Bye Boss

Cela nous paraît déjà plus en ligne avec ce que l’on avait en tête. Toutefois, vous remarquerez que l’on ne l’a pas clairement définie. En effet, on a parlé de son utilité – à savoir la diminution globale du risque – et de comment l’obtenir – via une sélection des actifs.

Finalement, on ne dit ni plus ni moins que le célèbre adage :

« Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. »

On ne sait pas trop qui a dit ça.
Tous les œufs sont dans un même panier, aïe.
Crédit photo : Nida via Pexels.com

Maintenant vous saisissez mieux l’image d’en-tête de l’article, non ?

Image d’en-tête de l’article : Plusieurs œufs de différentes couleurs.
Crédit photo : Roman Odintsov

En pratique, les actuaires et analystes financiers ont des outils mathématiques pour quantifier le « risque ».

Sans rentrer dans ces détails[1]Faudrait que l’on parle de variables aléatoires, calcul stochastique, de sous-additivité et de mesures… On a autre chose à faire, non ? :-), car on ne veut pas alerter votre amygdale[2]L’amygdale – celle du cerveau, pas de la bouche – est un système du cerveau humain qui régule les actions face à la peur. Des études ont montré que, lorsque des sujets adultes étaient confrontés à des problèmes de … (suite), on pourrait illustrer cela par la figure suivante :

Illustration de l’évolution du risque d’un portefeuille en fonction du nombre d’actifs diversifiés

En admettant que l’on dispose d’un outil pour « mesurer » le risque d’un portefeuille (axe des ordonnées[3]C’est celui qui est vertical), alors celui-ci tend à diminuer au fur et à mesure que l’on y ajoute d’autres actifs de natures variées (axe des abscisses[4]C’est l’autre ;-)). Et ça, c’est l’effet de diversification.

On notera toutefois qu’elle a forcément une limite, matérialisée ci-dessus par la ligne horizontale en pointillée. En effet, il y a nécessairement une part de risque insoluble : le risque de marché (ou systémique). En gros, c’est le risque que le système lui-même s’effondre. Et ça, le nouvel investisseur ne peut a priori rien y faire, portefeuille diversifié ou non : c’est indépendant de sa volonté.

Les formes de diversification

En pratique, il y a différents éléments sur lesquels jouer pour obtenir un portefeuille avec une large diversification.

Diversification par secteur

Parce que même en cas de réalisation d’un risque pseudo-systémique[5]C’est-à-dire un risque qui pèse sur une quasi totalité du système financier, tous les secteurs ne sont pas nécessairement touchés ; diversifier son portefeuille par secteur est probablement un incontournable.

Pour citer un exemple récent, la crise sanitaire induite par le SARS-CoV-2[6]Severe Acute Respiratory Syndrome CoronaVirus i.e. syndrome respiratoire aigu sévère du coronavirus de 2019-2022 a montré certains secteurs en difficulté, comme les restaurateurs ou l’hôtellerie de luxe, et d’autres s’envoler, comme l’action Amazon.

Bonne nouvelle : Les diverses solutions d’investissements proposées sur Bye Bye Boss fournissent une diversification par secteur. En effet, on y retrouvera de l’immobilier, de la construction, des TPE/PME, des actifs financiers, de l’agricole[7]Prochainement ;-), …

Diversification géographique

Une autre forme de diversification incontournable selon nous est la diversification géographique.

Cela vaut pour l’immobilier (se positionner sur des biens relativement éloignés), les actifs financiers (y’a pas que le CAC 40 dans la vie, mais aussi le S&P 500, le Dow Jones, le Nasdaq, …), les entreprises, …

Bonne nouvelle : Cette forme de diversification est implicitement réalisée lorsque vous utilisez les plateformes citées sur Bye Bye Boss et que vous avez une sélection large des projets.

Diversification par échelle

Une autre forme de diversification possible est au niveau de « l’échelle » de l’actif.

Par exemple, sur les marchés boursier, il est possible d’investir sur des grosses ou des petites entreprises. C’est pourquoi vous avez potentiellement remarqué la dénomination de « large/med/small caps » sur certaines descriptions d’ETFs[8]Exchange Traded Fund. On en reparlera., « caps » signifiant la « capitalisation » de l’entreprise.

Bonne nouvelle : Pour l’immobilier, cette forme de diversification est également implicitement réalisée lorsque vous utilisez les plateformes citées sur Bye Bye Boss et que vous avez une sélection large des projets. La même chose s’applique pour le secteur des entreprises avec Bienprêter (et toujours une sélection large).

Diversification par type

En pratique, il y a bien souvent différents « types » d’actifs.

Par exemple, vous n’avez pas le même type d’actif lorsque vous détenez une action et une obligation.

Les « types » sont généralement contractuellement et/ou réglementairement définis. Chacun aura un comportement différent. Par exemple, certains seront liquides, d’autres non.

Autres formes de diversification

Notre liste ci-dessus n’est pas exhaustive et l’on aura compris que la diversification est contextuelle.

Par exemple, on a déjà mentionné à plusieurs reprises de diversifier ses partenaires i.e. les plateformes de crowdfunding. Cela permet de limiter le risque de contrepartie [9]Que l’on définit prochainement promis ;-).

En théorie, cela devrait également s’appliquer à son courtier et/ou sa banque. Toutefois, en France, il y a un truc qui s’appelle la « garantie des dépôts » assurée par le FGDR[10]Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution à hauteur de 100k€ par individu. Donc c’est moins un sujet.

On mentionnera également la diversification temporelle, à savoir la durée des engagements pris par l’investisseur. Exemple en crowdfunding : opter pour des prêts à échéance de 6 mois, 24 mois et plus.

Faut-il diversifier ?

La question peut paraître étrange.

En effet, jusqu’à présent, nous avons eu tendance à ne présenter que des avantages à la diversification (diminution du risque). En outre, la plupart des individus a priori sachant sur le sujet disent de le faire. Alors la réponse à cette question paraît implicitement, « oui »… non ?

Et bien non.

Si par exemple vous avez un jour une discussion avec Warren Buffet[11]Un petit gars de l’Omaha devenu milliardaire tout seul comme un grand vers 50 ans. Probablement dans le top 10 des fortunes (connues) au monde. Ah, oui, si vous avez déjà remarqué une action « Berkshire Hathaway » a plus de 450k€ sur … (suite) et bien il vous dirait un truc du genre : « La diversification est intéressante pour reproduire le comportement moyen du marché. Moi, ça ne m’intéresse pas. Ce n’est pas en ayant un portefeuille diversifié que je surperforme le marché et suis devenu milliardaire. Si j’ai le choix entre 10 actions et que je pense que seules 3 sont intéressantes, pourquoi irai-je acheter les 7 autres ? Je mets tout sur les 3 bonnes. En fait, la diversification, c’est pour ceux qui ne savent pas trop ce qu’ils font. ».

Bon, alors, on vous rassure de suite : Warren Buffet, il a un super pouvoir. Il est capable d’appréhender le potentiel financier futur d’une entreprise en un claquement de doigt. Donc, on peut comprendre que, de son point de vue, la diversification sur le marché financier n’est pas intéressante.

En effet, il faut bien avoir en tête que diversifier revient à prendre une large empreinte sur le marché sous-jacent (que ce soit la bourse, l’immobilier, etc.). De fait, si certains actifs ont un coup dur, alors grâce à la diversification, le portefeuille global restera résilient. Mais de façon symétrique, en cas de forte valorisation d’un actif, cette évolution sera également diluée dans le reste du portefeuille. C’est donc un moyen de stabiliser la valorisation et/ou le rendement d’un portefeuille.

À présent, si l’on revient à l’échelle du nouvel investisseur que nous sommes, notre recommandation serait effectivement d’opter pour un portefeuille avec une large diversification. C’est-à-dire en veillant à sélectionner des actifs avec des caractéristiques différentes, selon les divers plans évoqués ci-dessus, ainsi que les services de plusieurs sociétés.

Et, si un jour vous devenez expert sur un domaine, lâchez-vous : si vous voulez vous envoler, il y a un moment où il faudra se détacher du concept de diversification…


« Everything that has a beginning, has an end. » – Oracle, Matrix [1999]

Félicitations ! C’est la fin de cet article et vous y êtes arrivés !
Nous espérons que vous l’avez apprécié. N’hésitez pas à poser vos questions ou donner votre avis en commentaires.

Crédit photo de mise en avant de l’article : Roman Odintsov via Pexels.com

References
1 Faudrait que l’on parle de variables aléatoires, calcul stochastique, de sous-additivité et de mesures… On a autre chose à faire, non ? :-)
2 L’amygdale – celle du cerveau, pas de la bouche – est un système du cerveau humain qui régule les actions face à la peur. Des études ont montré que, lorsque des sujets adultes étaient confrontés à des problèmes de mathématiques, alors cela activait souvent leur amygdale. Du coup, on en parle de nos traumas de nos cours de math de quand on était jeune ? Sacrée éducation nationale.
3 C’est celui qui est vertical
4 C’est l’autre ;-)
5 C’est-à-dire un risque qui pèse sur une quasi totalité du système financier
6 Severe Acute Respiratory Syndrome CoronaVirus i.e. syndrome respiratoire aigu sévère du coronavirus
7 Prochainement ;-)
8 Exchange Traded Fund. On en reparlera.
9 Que l’on définit prochainement promis ;-)
10 Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution
11 Un petit gars de l’Omaha devenu milliardaire tout seul comme un grand vers 50 ans. Probablement dans le top 10 des fortunes (connues) au monde. Ah, oui, si vous avez déjà remarqué une action « Berkshire Hathaway » a plus de 450k€ sur Trade Republic, bein c’est l’une de ses boites.

Au Suivant Poste

2 Commentaires

  1. Dorian C 20 mars 2022

    Bon article pour présenter le concept de diversification, c’est très clair!

Poster un Commentaire

© 2024 Bye Bye Boss

Thème par Anders Norén